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Philippe Laot sur Géronimo : ils mènent la flotte
8 / 2 / 2005
En mer d’Aden, après 48 heures de navigation, Olivier de kersauson ne cache pas son plaisir d’être en mer et surtout en course, même si les conditions météorologiques sont peu exaltantes… «Le vent est faible et variable, nous avons eu du nord, du nord est, du Suroît et à présent c’est du sud ouest, plus ou moins établi. Nous progressons paisiblement au bon plein à une moyenne de 20 nœuds à l’heure, grand voile haute et trinquette à cause des caprices du vent qui varie de 13 à 25 nœuds. Il y a un peu de tension à la barre, mais ce n’est pas l’enfer » annonce avec bonne humeur le skipper des hommes de Capgemini/Schneider Electric.
«Les premières heures de course ont été amusantes puisque nous naviguions, non pas en fonction du vent, mais en fonction des obstacles. Ici, des interdictions de naviguer Iraniennes, là, des champs de pétrole… Cela ressemblait à une course de voitures dans un salon encombré de meubles. Nous avons viré ou empanné à cause des obstacles, ce n’est pas très maritime et les bords n’ont pas toujours été rentables, mais comme tout le monde est logé à la même enseigne, ce n’est pas pénalisant ». A bord de Geronimo l’ambiance est excellente et Olivier de Kersauson apprécie sans retenue le fait d’être en course. «Même si nous rencontrons de la pétole, ce n’est pas dramatique, en record, c’est un drame et l’ambiance s’en ressent. Il n’y a pas la même tension… Les autres concurrents subissent ou vont subir la même chose. Que l’on mette 55 jours ou 63 jours à boucler ce tour du monde n’a pas d’importance, ce qu’il faut c’est couper la ligne en tête. La compétition c’est définitivement plus amusant et moins fatigant qu’un record ». «Les conditions des derniers 500 milles ont été capricieuses, il suffit de réaliser une option radicale pour prendre une avance colossale ou subir le contraire. Avec de pareils systèmes, la situation est différente à 20 milles près, c’est hasardeux mais réparti d’une manière assez équitable finalement. A un moment, nous étions encalminé à proximité de Doha 2006, il a disparu d’un coup et il nous a fallu une heure pour décoller. Les choses ne sont pas vraiment logiques et les classements actuels n’ont pas beaucoup de sens » confie le skipper de Geronimo à propos des classements des bateaux. (Source Rivacom)
Classement en milieu de journée (source www.oryxquest.com):
1/ Geronimo à 22 329 miles 2/ Doha 2006 à 31 miles 3/ Deadlus à 61 miles 4/ Cheyenne à 63 miles
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